Une toiture en chaume se caractérise par une composition de blé, seigle, paille ou des roseaux. Cela dépend des toitures de chacun. Les couvreurs spécialistes en chaume auparavant avaient recours à une baguette fine pour mettre du chanvre dans les endroits de la toiture à réparer. Surtout en Normandie où on utilise des longues tiges et le faîtage est végétalisé (Pays d’Auge et haute Normandie).

Caractéristiques

Le toit de chaume doit être pentu de 35° au minimum et la toiture pèse au total entre 25 et 35 kg par mètre carré. Le nettoyage de ce genre de toit est nécessaire tous les trois ans ainsi qu’un entretien un peu plus poussé pour éviter les trous, l’affaissement du toit etc… La toiture en chaume n’est pas ordinaire tout de même mais a ses petites qualités. Les économies avec cette toiture vont bon train. C’est un très bon isolant donc vous ferez des économies d’énergie, la charpente ne doit pas être renforcée, la chaume est suffisante. La ventilation n’est pas indispensable car le chaume s’aère tout seul.

Une toiture comme celle-ci peut durer entre 35 et 40 ans, si vous l’entretenez régulièrement, elle peut durer jusqu’à 50 ans.

Le chaume ne contient pas de nid et le roseau n’étant pas comestible, les insectes ne viennent pas sur le toit.  Pour faire 150 m², il faut compter 3 ou 4 semaines pour terminer la toiture avec deux personnes expérimentés.

D’où vient le chaume ?

Il a servi pour les chaumières autrefois et a disparu au profit de la faux au fil du temps car il était facilement inflammable.  Dans certaines régions comme la Bretagne, la Normandie, les toitures en chaume sont très répandues, les paysans profitent du chaume car ils apprécient l’isolation que cette toiture procure et son faible coût. C’est un matériau renouvelable et la pose de cette toiture est compacte, elle craint de moins en moins, voire plus du tout, le feu et les petits rongeurs.

Ou en trouve-t-on ?

La majorité de ces toits de chaume se trouve donc en Bretagne, en Normandie, dans le pays d’Auge, de Bray, le pays d’Ouche, de Caux, le Vexin normand, le Mortinais. Il faut savoir que c’est dans l’Eure qu’on en trouve le plus aujourd’hui (Lieuvin, Marais Vernier, Roumois).